« Petit déjeuner » ou « petit-déjeuner » ?

En français, certaines hésitations orthographiques reviennent souvent, et l’expression petit déjeuner / petit-déjeuner en fait partie. La question du trait d’union peut sembler simple, mais elle reflète en réalité des différences d’usage et de traitement dans les dictionnaires.

Deux formes qui coexistent

Aujourd’hui, on rencontre deux écritures :

petit déjeuner (sans trait d’union)

petit-déjeuner (avec trait d’union)

Les deux formes sont utilisées et comprises en français contemporain. Il ne s’agit donc pas d’une opposition entre correct et incorrect, mais plutôt de deux variantes orthographiques.

Une différence de traitement selon les sources

Les dictionnaires et institutions linguistiques ne présentent pas tous la même préférence :

  • certains, comme le Larousse, privilégient traditionnellement la forme petit déjeuner sans trait d’union ;
  • d’autres, comme le Robert, mettent davantage en avant petit-déjeuner avec trait d’union ;
  • l’Académie française mentionne surtout la forme sans trait d’union, tout en reconnaissant l’usage de l’autre variante.

On observe donc une coexistence de normes descriptives plutôt qu’une règle unique et stricte.

Une évolution dans le temps

Historiquement, petit déjeuner est la forme la plus ancienne. Avec le temps, l’expression s’est progressivement figée comme nom composé, ce qui explique l’apparition du trait d’union dans l’usage moderne.

Depuis la fin du XXe siècle, la forme petit-déjeuner est de plus en plus fréquente, notamment dans les textes contemporains et l’enseignement du français.

Quelle forme utiliser ?

Dans la pratique, les deux formes restent acceptées. Toutefois, pour un usage écrit standard et moderne, on rencontre souvent : petit-déjeuner avec trait d’union.

La forme sans trait d’union reste tout à fait compréhensible et correcte, mais elle peut apparaître comme plus traditionnelle.

En résumé

Les deux graphies coexistent aujourd’hui dans la langue française. Le choix entre petit déjeuner et petit-déjeuner dépend surtout des conventions suivies par les dictionnaires et du niveau de modernité ou de tradition que l’on souhaite adopter dans son écriture.